Magazine Carnets d'Aventures Les derniers articles en ligne https://www.expemag.com/mag/rss.rss Mon, 15 Jun 2026 11:05:26 +0200 https://www.expemag.com/assets/CarnetsdAventures150x60.png Magazine Carnets d'Aventures https://www.expemag.com/mag/rss.rss fr-FR NTT Petit budget Grands voyages Dossiers La rédac' Dépenser moins pour voyager (et profiter) plus L’itinérance sans moteur et en bivouac rend tellement heureux qu’on a du mal à imaginer d’autres façons de voyager une fois qu’on y a goûté : on pratique une activité qui nous plaît, on rompt drastiquement avec le quotidien, on ralentit, on est disponible et ouvert aux rencontres, sensible à notre environnement naturel, bref, c’est bon pour le moral, c’est bon pour la santé, c’est écologique, et cerise sur le gâteau, c’est économique. Oui, voyager n’est pas forcément synonyme de grosses dépenses. Et voyager avec un petit budget est loin d’être une contrainte. Ce n’est pas qu’une vue de l’esprit ; on peut voir, dans les milliers de pages de Carnets d’Aventures déjà publiées, que de nombreux voyageurs parviennent à contenir leur budget de manière étonnante, sans pour autant se priver réellement. En attendant de les découvrir et redécouvrir, voici quelques pistes pour dépenser moins. Voyager sans moteur et bivouaquer Ce sont les éléments-clés qui font le charme de ces voyages au cœur de la ligne éditoriale de Carnets d’Aventures. Et qui contribuent vraiment à les rendre économiques.  Certains partent carrément du pas de leur porte, mais on peut aussi choisir des régions proches ou accessibles en transports en commun pour voir du pays tout en conservant un budget contenu. Quant au bivouac, la liberté de s’affranchir des contraintes d’hébergements réservés à l’avance, de choisir chaque jour un nouveau cadre enchanteur pour passer ... https://www.expemag.com/article/dossiers/petit-budget-grands-voyages https://www.expemag.com/mag/view/6a2fbb8f4649f809e3beb286 Mon, 15 Jun 2026 11:04:30 +0200 Cyclo, photo, dodo Suivi voyageurs Thibaut Vergoz Quel meilleur moyen de s’immerger dans un paysage, une région, que le vélo ? Cycliste depuis toujours, j’ai découvert le voyage à vélo et son incroyable potentiel il y a une quinzaine d’années, en montant pour la première fois quatre grosses sacoches sur mon vieux VTT : la révélation. Je pouvais emporter autant et bien plus encore que dans un énorme sac à dos de 80 L lourd comme un âne mort… sans avoir à le porter ! Tout est facilement accessible et bien au sec quoi qu’il arrive. Et quel plaisir d’avancer sans rien sur le dos ! Aujourd’hui photographe et photojournaliste indépendant, le voyage à vélo est devenu un moyen fantastique d’exercer mon métier, explorer des régions qui m’attirent, y chercher l’inspiration. Il conjugue magnifiquement les avantages du voyage à pied et en véhicule, sans leurs inconvénients : dehors en permanence, avec tous les sens « connectés » à l'environnement, physiquement exposé et donc disponible pour les rencontres, suffisamment lent pour « comprendre » les lieux que je traverse mais suffisamment « rapide » pour éviter l’ennui et rester productif dans le cadre d’un reportage… L’hiver dernier j’ai parcouru la côte d’Albâtre, en Normandie. Du Havre à la baie de Somme, j’ai pris mon temps, ouvert au hasard des rencontres. Météo pourrie, pluie, vent, pluie… Pas grand monde dehors. Dans mes sacoches et un duffle bag sur le porte-bagages, je trimballe tout le nécessaire pour bivouaquer confortablement dans les pires conditions : parfois au pied d’un ... https://www.expemag.com/article/suivi-voyageurs/cyclo-photo-dodo https://www.expemag.com/mag/view/6a2fb85a4649f809e3b5c931 Mon, 15 Jun 2026 10:36:33 +0200 Le Bouclier canadien, terrain d’aventure Suivi voyageurs Zoé Le Gallic Nous arrivons au bout du Mantario Trail à une heure du matin, après quatre jours de marche et des traversées de ruisseaux avec de l’eau jusqu’à la taille, les sacs à dos au-dessus de la tête. Là, au milieu de la nuit, à la frontière entre le Manitoba et l’Ontario, je me suis demandé comment je m’étais retrouvée à parcourir ces 62 km de chemins épiques. Je suis canadienne et vis dans la province du Manitoba depuis huit ans. Quelques semaines plus tôt, une nouvelle amie, Geneviève, me propose de l’accompagner dans cette traversée qu’elle prévoit avec son ami Dave. Une super occasion de découvrir le parc du Whiteshell et les paysages typiques du Bouclier canadien, cette vaste zone géologique formée de roches très anciennes. Avant le départ, nous étalons notre équipement sur le sol. Geneviève et moi avons des sacs légers, on coupe les étiquettes, on compte les grammes. Dave, lui, a apporté des ustensiles, des assiettes et envisage même une pelle pour creuser la terre pour ses besoins. On le convainc finalement qu’un simple bâton fera l’affaire. On se moque un peu, mais quelques jours plus tard, sa corde nous sera bien utile pour étendre et sécher nos vêtements trempés. Nous attaquons le sentier côté sud. Rapidement, le Mantario impose son rythme : pentes abruptes, rochers glissants, racines auxquelles on s’agrippe pour grimper. Les deux premiers jours, la pluie tombe sans arrêt. En septembre, les nuits frôlent les 4°C. J’enfile ma tuque (ndlr : bonnet en laine) et mes mitaines, m... https://www.expemag.com/article/suivi-voyageurs/le-bouclier-canadien-terrain-daventure https://www.expemag.com/mag/view/6a2fb72d4649f809e3b29f10 Mon, 15 Jun 2026 10:30:22 +0200 Traversée salée Suivi voyageurs Benoît Laval Avec Claudie mon épouse, nous avons profité de notre présence au Pérou l’été dernier, où nous organisions un voyage sportif dans le cadre de notre agence de voyages Trail to be alive, pour vivre une aventure en duo dans un lieu extraordinaire : le Salar d’Uyuni, tout proche en Bolivie voisine, et l’idée un peu folle ou tout au moins originale de le traverser à pied. On pourrait croire à de la glace, mais c’est bien une épaisse croûte de sel qui recouvre ce grand lac asséché de 120 km de long sur 80 km de large perché à 3800 m d’altitude. L’itinéraire n’a pas été difficile à établir : une grande ligne droite de 40 km plein sud entre le volcan Tunupa et l’île aux cactus (Incahuasi), suivie d’une grande ligne droite de 80 km plein ouest jusqu’à Uyuni. Notre entraînement physique lié à notre pratique du trail nous permet d’envisager cela en deux ou trois jours. Mais si nous sommes habitués à partir léger (mon autre métier consiste à concevoir du matériel chez Raidlight), deux difficultés majeures s’imposaient dans ce projet : sans aucune source d’eau, il faudrait en transporter 30 à 40 litres au départ, et le froid entre 0°C et -15°C en juillet nécessite un équipement un peu plus imposant. C’est pourquoi nous sommes partis avec notre carriole Radical Design, adaptée par nos soins pour être tractée à deux. L’aventure est une notion à géométrie variable. Pas de performance ici, nous n’étions pas les premiers à traverser le Salar, mais plutôt la découverte de la relative hostilité d... https://www.expemag.com/article/suivi-voyageurs/traversee-salee https://www.expemag.com/mag/view/6a2fb5964649f809e3ad0cbe Mon, 15 Jun 2026 10:23:37 +0200 Parakistan Suivi voyageurs Guillaume Funck Faire du parapente au Pakistan, voilà quelque chose qui me fait rêver depuis des années. Voler au milieu des géants du Karakoram – K2, Broad Peak, Nanga Parbat – doit être une sensation incroyable. Inutile de dire que ce n’est pas anodin, alors j’ai pris un moment avant de me lancer. Il y a trois ans, j’avais réalisé la Paralpine, une traversée des Alpes mêlant mes deux passions : le parapente et l’alpinisme. Cette aventure m’avait déjà bien fait évoluer dans la pratique ; depuis, j’ai continué à voler le plus souvent possible, jusqu’à me sentir prêt en ce début d’année 2026. Dans la continuité de la Paralpine, j’avais envie d’un projet en mobilité douce, d’où l’idée de rejoindre le Pakistan à vélo. Le trajet devient alors partie intégrante de l’aventure et au lieu d’être téléporté à l’autre bout du continent en quelques heures, j’aurai l’occasion de découvrir les paysages et les peuples qui séparent ma maison des géants du Karakoram. Le plan est le suivant : trois mois pour parcourir les 9000 km à vélo et trois mois sur place pour prendre le temps d’en profiter ; et je prévois un retour combinant train, bus, stop… Deux mois et demi après être parti de Grenoble, me voilà sur la Pamir Highway, à la frontière entre le Tadjikistan et l’Afghanistan. J’ai l’impression d’avoir vécu plusieurs vies depuis mon départ tellement chaque jour a été intense, rempli de découvertes, de rencontres, de mésaventures, de coups de bol et d'efforts. Plus que 800 km avant d’arriver à destination, ... https://www.expemag.com/article/suivi-voyageurs/parakistan https://www.expemag.com/mag/view/6a2fb4794649f809e3aa8364 Mon, 15 Jun 2026 10:19:14 +0200 Aventure océane Suivi voyageurs Corlie Glémas Je suis née en Vendée avec l’océan comme terrain de jeu puis de travail (sauveteuse en mer). Pourtant, pendant longtemps, je n’ai pas réellement compris son rôle essentiel : réguler le climat, produire de l’oxygène, absorber une partie de nos émissions. Je passais mes étés à surveiller les autres, sans réaliser que c’était l’océan qui nous protégeait tous. Le déclic est venu plus tard grâce à l’association Blutopia : comprendre que nos choix, jusque dans nos assiettes, impactent directement cet écosystème, m’a secouée. Quand j’ai appris que 2025 serait l’année de l’Océan, je n’ai pas hésité longtemps. J’ai quitté mon poste et je suis partie. Pas prête, mais déterminée. Direction l’aventure et un projet, Parmi les Voix de l’Océan : l’été dernier, j’ai rejoint la Conférence des Nations Unies sur l’Océan à Nice depuis les Sables-d’Olonne en mobilité douce (alternant vélo et voilier majoritairement) le long des littoraux atlantique et méditerranéen en portant les témoignages de professionnels de la mer rencontrés sur ma route. Le vélo est un outil formidable pour attirer l’attention et engager les discussions auprès du grand public ; les bivouacs reconnectent à la nature et donnent de la flexibilité au voyage rythmé sur le soleil ; le voilier-stop me rapproche des habitants et pratiquants de l’océan. J’ai roulé, navigué, dormi dehors, attendu un bateau pendant des jours, géré une avarie en pleine mer, et même nagé les derniers kilomètres. Bref, un projet cohérent qui faisait sen... https://www.expemag.com/article/suivi-voyageurs/aventure-oceane https://www.expemag.com/mag/view/6a2fb16e4649f809e3a1855d Mon, 15 Jun 2026 10:11:09 +0200 D’un désert à l’autre Suivi voyageurs Romain Van Dycke Tout a commencé par un rêve, presque viscéral : traverser l’Australie à pied, par son centre désertique, au plus proche du cœur rouge du pays. J’ai toujours été convaincu par la marche comme vecteur idéal de découverte d’un lieu ou d’une population. Mais aux côtés de cette idée enivrante, la démesure de l’île-continent imposait certaines questions fondamentales : comment traverser ces vastes étendues arides ? Comment emporter suffisamment d’eau ? Les chiffres sont vertigineux : 3200 km d’est en ouest, et surtout 550 km entre deux points d’eau. L’équation rend évidente la nécessité d’un élément de portage : il me fallait une charrette. C’est ainsi que j’ai conçu et fabriqué ma fidèle compagne, Trinity 2000. 42 kg d’acier finement assemblé, encore à remplir de 120 L d’eau, plus le matériel et la nourriture, portant le poids total à 220 kg. Une dernière question s’imposait alors : est-il seulement possible de tracter un tel poids ? Pour y répondre, je suis parti dans le Sahara marocain, véritable laboratoire grandeur nature pour tester ma charrette, mon équipement, et mes propres limites. C’est ainsi que Trinity fit ses premiers tours de roues sur un itinéraire imaginé sur mesure, entre pistes isolées et hors sentiers. 550 km à la rencontre du désert, de ceux qui le peuplent ou le traversent, qu’ils soient gardiens d’oasis, bergers nomades, ou simples voyageurs comme moi. Mais ce voyage au Maroc fut aussi un cheminement intérieur. La quête du désert est avant tout une aventure p... https://www.expemag.com/article/suivi-voyageurs/dun-desert-a-lautre https://www.expemag.com/mag/view/6a2fae544649f809e39bf81e Mon, 15 Jun 2026 10:01:04 +0200 Le syndrome du félin de canapé (CA84) Extraterrestre Johanna En observant l’humain, on se rend compte qu’avec le temps, plusieurs processus réducteurs se mettent en place. Le vieillissement inévitable ? Et pourtant. Au-delà du « vieux connisme », la faculté à se transformer progressivement en vieux con1, l’humain semble soumis à un autre processus lent, discret, progressif, bref insidieux : l’installation d’une « mollesse mentale » que l’on pourrait appeler « syndrome du félin de canapé ». Jadis prédateur agile, le chat occupe de plus en plus le canapé et finit par calculer si le saut pour s’en extraire en vaut la dépense calorique2. Ces processus ne sont pas qu’une attitude mentale, ils sont une réduction progressive de l’univers. L’humain se construit une bulle de confort de plus en plus petite, de laquelle sortir nécessite toujours plus d’énergie ; énergie et compétences qu’il mobilise de moins en moins et donc que, selon le concept de Use it or lose it3, il va progressivement perdre. Comment pallier ce phénomène, ou tout au moins le minimiser, comment lutter contre la réduction de notre zone de confort ? Faire des choses que l’on n’aurait pas faites naturellement, apprendre de nouvelles activités (sportives, créatives, ludiques, musicales, linguistiques, etc.), développer ses facultés physiques, proprioceptives, intellectuelles et humaines, cultiver le jeu, la curiosité… bref stimuler le félin qui est en nous ! Le voyage nature et les activités outdoor offrent non pas un cadre idéal pour cela, mais mille et un environnements parfai... https://www.expemag.com/article/extraterrestre/le-syndrome-du-felin-de-canape-ca84 https://www.expemag.com/mag/view/6a26a33eb593127e242072b9 Fri, 12 Jun 2026 18:17:18 +0200 L'avenir radieux Éditos Manon Je ne pratique pas la méthode Coué**, mais je reconnais volontiers que se forcer à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide est plus constructif et agréable dans la vie de tous les jours, même quand tout semble aller de travers. Nous avons encore le droit de nous projeter dans un avenir radieux* en prenant le contrepied de la morosité ambiante. Sans s’aventurer dans des considérations macroscopiques écologico-politico-économiques, on peut quand même avancer l’idée que la joie et l’optimisme que l’on puise dans nos microcosmes du quotidien peuvent rayonner sur le collectif. Puisque l’individu fait partie d’un tout organisé et interconnecté, ce qui se passe à l’échelle individuelle n’est pas sans effet sur le groupe. Cette joie et cet optimisme, je les trouve (certainement comme vous tous qui lisez ce magazine), entre autres mais surtout, dans toutes mes escapades nature sans exception et quelle que soit leur forme : entendez par là tous mes déplacements sans moteur, du trajet à vélo quotidien pour aller faire mes courses aux itinérances et voyages en bivouac. Bref, dès que j’ai le nez dehors. Cela fait beaucoup de petits et grands bonheurs quand on y pense. Et qu’est-ce que nos escapades nature, sinon des instants de vie simple, où l’on se satisfait, non sans un réel plaisir, du moment présent et des quelques éléments qui constituent alors notre petit monde - une toile de tente, quelques graines finement assaisonnées… Imaginons seulement cette sobriété heureuse app... https://www.expemag.com/article/edito/l-avenir-radieux https://www.expemag.com/mag/view/6a26a15eb593127e241d6451 Fri, 12 Jun 2026 18:15:15 +0200 Voyager à vélo pour de bon Livres Manon Un manuel fait maison avec amour et humour par un passionné qui soigne particulièrement le sens qu’il donne à ses voyages, les quêtes comme il les appelle : d’un volcan (Puy-de-Dôme) à l’autre (Vésuve), de Saulxures-lès-Nancy au Mont-Blanc sur les traces de Saussure, longer la façade méditerranéenne de l’Italie à l’Espagne, la grande diagonale du vide… et des projets comme de Tonnerre à Brest en hommage au capitaine. Il met à profit avec générosité ses vingt ans d’expérience pour démystifier la pratique du vélo en itinérance et inciter à partir. Y a plus qu’à ! Voyager à vélo pour de bon Jérôme Sireix Autoédition ♦ 134p. ♦ 21x29,7cm ♦ 26,99€ laquetedugraamme.com... https://www.expemag.com/article/livres/voyager-a-velo-pour-de-bon https://www.expemag.com/mag/view/6a2c2f488804ea28651b6bc5 Fri, 12 Jun 2026 18:14:04 +0200 Solution Vélo Livres Manon Climat, économie, emploi, santé, société, sécurité, praticité et coût de déplacement : tous les avantages d’une France cyclable sont bien identifiés. Cette enquête dessinée le prouve une fois encore, puisqu’il semble toujours aussi nécessaire de le démontrer. Qu’est-ce qui bloque encore ? Pour donner envie de pédaler, et de faire pédaler, Céline, illustratrice et facilitatrice graphique, et Valéry, enseignant et Shifter, vont à la rencontre de gens qui pensent et vivent le vélo chacun à leur manière : de l’expert au passionné, d’Aurélien Bigo au vélotafeur, de Stein Van Oosteren au livreur, d’Olivier Schneider au voyageur, ils nous plongent dans l’écosystème vélo dans son ensemble. Autant de pistes, de conseils pour se lancer, et de solutions pour démonter quelques idées reçues avec humour et pédagogie, qui s’adressent aussi bien aux collectivités qu’aux citoyens. Avec en prime le récit de leur voyage à vélo pliant vers Londres et une petite visite dessinée de l’usine Brompton. Tous à vélo ! Solution Vélo Céline Pernot-Burlet et Valéry Pernot Point Nemo ♦ 144p ♦ 19x26cm ♦ 22,90 €... https://www.expemag.com/article/livres/solution-velo https://www.expemag.com/mag/view/6a2c2e198804ea2865197e19 Fri, 12 Jun 2026 18:08:53 +0200 Libre et sauvage, ma vie en montagne Livres Johanna Lorsque, au tournant des années 2000, l’escalade occupait une bonne partie de notre temps libre, nous suivions avec fascination les exploits des frères Huber dans la presse spécialisée. Quelques décennies plus tard, en plongeant dans l’autobiographie de Thomas, on mesure à quel point leur parcours est riche, intense et jalonné de premières et réalisations d’envergure. Mais à travers tout cela, Thomas parle ici de quête profonde de liberté et de sens, des choix que l’on fait pour mettre en adéquation son quotidien avec ses rêves, de liens familiaux, de fraternité, de cordée et d’amitiés scellées dans le rocher. Un récit où se mêlent énergie et persévérance (quasi) sans limites, exaltation, résilience, engagement et aventure avec un grand A, pimentés d’une bonne dose de folie et de rock’n roll. Une lecture porteuse d’un enthousiasme inspirant ; comment ne pas perdre une miette d’une vie à haute intensité ! Cet ouvrage est aussi l’occasion de saluer les éditions du Mont-Blanc – créées par une autre légende de l’alpinisme et l’escalade : Catherine Destivelle – qui racontent la montagne, dans sa diversité et avec diversité (récits, romans, ouvrages techniques, littéraires, beaux livres). Un beau virage de carrière toujours dans la montagne ! Libre et sauvage, ma vie en montagne Thomas Huber Éd. du Mont-Blanc ♦ 461p. ♦ 14x21cm ♦ 23,90€... https://www.expemag.com/article/livres/libre-et-sauvage-ma-vie-en-montagne https://www.expemag.com/mag/view/6a2c2bf28804ea2865171d27 Fri, 12 Jun 2026 18:00:22 +0200 Au cœur de l’Everest Livres Anne-Laure Loin des chroniques d’ascension classiques centrées sur la performance, cet ouvrage explore les coulisses psychologiques d’une expédition sur le toit du monde. Oriane y livre un cheminement intime : des préparatifs techniques à la quête spirituelle, sans taire ses peurs ni ses excès de confiance. Mais c’est surtout une leçon de résilience : confrontée à plusieurs reprises à des événements qui auraient pu lui coûter la vie, elle trouve chaque fois la force de revenir. Elle m’a impressionnée par sa force de caractère, mais aussi par sa lucidité face au sens de l’aventure. J’ai aussi été particulièrement marquée par ce que ce récit révèle de l’essence même de la cordée. Il met en lumière le paradoxe de ces sommets modernes où la survie dépend d’un compagnon de route — souvent un sherpa — que l’on connaît à peine. Une lecture que je recommande pour sa sincérité et son humanité. Au cœur de l’Everest. La quête d’une femme au sommet Orianne Aymard Mareuil ♦ 267p ♦ 14x21.5cm ♦ 21 €... https://www.expemag.com/article/livres/au-cur-de-leverest https://www.expemag.com/mag/view/6a2c2aa58804ea286515ddd8 Fri, 12 Jun 2026 17:54:23 +0200 Le Chat du Commandant Charcot Livres Potiron « "Avec le commandant, j’ai navigué partout." Voici le message que portait autour du cou la statuette du chat noir qui trônait sur le bureau de mon arrière-grand-père, le commandant Charcot. » lit-on dans la postface d’Anne Manipoud Charcot. Joliment illustrée à la gouache par Marie Détrée, peintre officiel de la Marine, cette bande dessinée à destination des enfants livre, à travers le récit imaginaire de ce chat, un aperçu des nombreuses navigations exploratoires et scientifiques menées par le Commandant en Arctique et Antarctique. Des graines de curiosité, de découverte et d’ouverture qui germeront dans le cœur des plus jeunes ! Le Chat du Commandant Charcot Cyril Hofstein, Marie Détrée Glénat jeunesse ♦ 34 p ♦ 24x32cm ♦ 14,90 € ... https://www.expemag.com/article/livres/le-chat-du-commandant-charcot https://www.expemag.com/mag/view/6a2c28588804ea286511b242 Fri, 12 Jun 2026 17:46:00 +0200 Dehors Livres Manon Que j’aime ces livres-objets que l’on met du temps à découvrir, à comprendre, à s’approprier. Des photos, des aquarelles, des effets graphiques, de la poésie… Dehors est un carnet de voyages à quatre mains original, un recueil d’émotions, un livre-art, un objet d’imprimerie. Oubliez les codes classiques du livre, baladez-vous en été à vélo au recto, partez en itinérance en hiver à ski au verso. Gros plus, le format se glisse partout, comme dans ma sacoche de selle, et c’est d’ailleurs dans le train que j’ai pris le temps de me l’approprier, comme une mise en abîme du voyage… Essayez ! Dehors Corinne Salvi et Xtian Begin La Belle Terre ♦ 104p ♦ 15x21cm ♦ 25 €... https://www.expemag.com/article/livres/dehors https://www.expemag.com/mag/view/6a2c257e8804ea28650df30d Fri, 12 Jun 2026 17:32:23 +0200