Rando bivouac dans le Jurassique Polonais
Une aventure d'une semaine sur le sentier historique des Nids d'Aigles en Pologne, le "Szlak Orlich Gniazd" en polonais. Nous traverserons de magnifiques parcs nationaux, des réserves naturelles, des villages pittoresques, et replongerons au Moyen Âge dans les donjons de vieux châteaux forts tout au long du chemin. Nous découvrirons de nouvelles sensations en abandonnant nos chaussures pour marcher en sandales, un véritable retour aux sources. Quasiment seuls sur le chemin, nous profiterons d'immenses forêts pour abriter nos nuits sous la toile. Quelques jours qui suffiront à nous en apprendre beaucoup sur nous-mêmes, sur l'histoire de ce beau pays, et qui nous feront grandir encore un peu plus.
Quand : 05/04/2024
Durée : 7 jours
Durée : 7 jours
Distance globale :
166km
Dénivelées :
+1688m /
-1632m
Alti min/max : 215m/479m
Carnet publié par Chris et Ada
le 17 avr. 2024
modifié le 30 avr. 2024
modifié le 30 avr. 2024
Mobilité douce
Réalisé en utilisant transports en commun (train, bus, bateau...)
C'est possible (ou réalisé) en
bus
Précisions :
Nous prendrons le bus depuis Zakopane, dans la région des Tatras, pour rejoindre la ville de Cracovie et le départ du chemin.
Coup de coeur !
610 lecteur(s)
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Vue d'ensemble
Le topo : Section 2 (mise à jour : 27 avr. 2024)
Distance section :
29.1km
Dénivelées section :
+291m /
-256m
Section Alti min/max : 349m/474m
Description :
Seconde journée de marche, au programme, le château de Pieskowa Skała datant de la Renaissance polonaise. Il est immense et inspiré de celui de Wawel, le château Royal situé à Cracovie. Il est superbement conservé. À ses côtés, la célèbre Massue d'Hercule, une énorme roche calcaire haute de 25 mètres. Nous traverserons de belles forêts, et les premières difficultés ne tarderont pas à arriver...
Milieu traversé :
Environnement : [campagne]
Biotope : [forêt]
Le compte-rendu : Section 2 (mise à jour : 27 avr. 2024)
6 Avril
Le vent s'est levé vers 4h et le bruit des rafales à travers les arbres nous a réveillés, mais la nuit a été bonne dans l'ensemble. J'émerge vers 6h30 pour préparer le café et écrire quelques lignes. J'aime ce calme matinal qui règne en forêt avec les premiers chants des oiseaux, et j'ai pris l'habitude de prendre quelques notes en sirotant mon café. La fatigue de la veille se fait sentir ; le retour à la vie nomade après un mois de sédentarité est brutal. Nous traînons un peu ce matin et levons le camp à 9h45. Quelques petites pentes bien raides viennent vite nous échauffer les jambes.
Le vent s'est levé vers 4h et le bruit des rafales à travers les arbres nous a réveillés, mais la nuit a été bonne dans l'ensemble. J'émerge vers 6h30 pour préparer le café et écrire quelques lignes. J'aime ce calme matinal qui règne en forêt avec les premiers chants des oiseaux, et j'ai pris l'habitude de prendre quelques notes en sirotant mon café. La fatigue de la veille se fait sentir ; le retour à la vie nomade après un mois de sédentarité est brutal. Nous traînons un peu ce matin et levons le camp à 9h45. Quelques petites pentes bien raides viennent vite nous échauffer les jambes.
Nous tombons sur une très ancienne chapelle, la "Pustelnia Blogosławiona Salomei", datant du 13ème siècle. Elle est très bien restaurée, mais malheureusement fermée. Des fouilles archéologiques sur le site ont trouvé de l'outillage et d'autres matériaux de l'époque.
Le prochain château est celui de "Pieskowa Skała". Il est massif, magnifique, et compte parmi les perles des châteaux polonais. C'est également l'un des plus visités. Cependant, en basse saison, il y a peu de monde, pour notre plus grand bonheur. Un peu plus loin, nous découvrons la fameuse "Massue d'Hercule", une roche calcaire abrupte de plus de 25 mètres de hauteur, en forme de massue, comme son nom l'indique.
Le décor change après le prochain village. Nous quittons la forêt pour des champs à perte de vue. Le vent souffle, des tracteurs sont à l'œuvre et dessinent de longues lignes droites à travers les champs. Ça me rappelle les journées de marche interminable sur le "Camino Francés" en Espagne, où les champs et le vent nous poursuivaient pendant des jours.
Heureusement, ici ça ne dure pas et nous retrouvons rapidement la forêt. Le problème maintenant, c'est l'eau. Nous avions acheté 1 litre au château pour éviter de trop nous alourdir en pensant pouvoir recharger plus loin. Seulement, dans le coin, ça devient de plus en plus sec. Fini les petits cours d'eau et le prochain village est annoncé à 9 km. Nous avons déjà parcouru plus de 20 bornes et il est presque 18h. La journée risque d'être longue...
Nous marchons à travers des forêts immenses, le paradis pour le bivouac, mais pas un point d'eau à l'horizon, ce qui nous pousse à continuer. La fatigue se fait sentir au point qu'une douleur au pied gauche commence à me gêner. Une pause et un peu de baume du tigre, et nous repartons à l'assaut du prochain village, qui je crois est notre dernière chance de trouver de l'eau.
C'est à 19h30 que nous atteignons le village de Rabsztyn et apercevons son château au soleil couchant. Nous faisons le plein d'eau dans une supérette et avalons quelques bananes avant de revenir un peu sur nos pas pour bivouaquer.
Nous retiendrons la leçon. Nous avons parcouru au moins 30 bornes aujourd'hui, nous sommes complètement épuisés et mon pied me fait souffrir. Cette randonnée se transforme déjà en expédition! Il va falloir étudier un peu plus la carte dorénavant.
Il est tard et nous installons le bivouac à la nuit tombée. Pas de feu de camp ce soir... Nous partageons le repas dans le silence, massage rapide et dodo.
Heureusement, ici ça ne dure pas et nous retrouvons rapidement la forêt. Le problème maintenant, c'est l'eau. Nous avions acheté 1 litre au château pour éviter de trop nous alourdir en pensant pouvoir recharger plus loin. Seulement, dans le coin, ça devient de plus en plus sec. Fini les petits cours d'eau et le prochain village est annoncé à 9 km. Nous avons déjà parcouru plus de 20 bornes et il est presque 18h. La journée risque d'être longue...
Nous marchons à travers des forêts immenses, le paradis pour le bivouac, mais pas un point d'eau à l'horizon, ce qui nous pousse à continuer. La fatigue se fait sentir au point qu'une douleur au pied gauche commence à me gêner. Une pause et un peu de baume du tigre, et nous repartons à l'assaut du prochain village, qui je crois est notre dernière chance de trouver de l'eau.
C'est à 19h30 que nous atteignons le village de Rabsztyn et apercevons son château au soleil couchant. Nous faisons le plein d'eau dans une supérette et avalons quelques bananes avant de revenir un peu sur nos pas pour bivouaquer.
Nous retiendrons la leçon. Nous avons parcouru au moins 30 bornes aujourd'hui, nous sommes complètement épuisés et mon pied me fait souffrir. Cette randonnée se transforme déjà en expédition! Il va falloir étudier un peu plus la carte dorénavant.
Il est tard et nous installons le bivouac à la nuit tombée. Pas de feu de camp ce soir... Nous partageons le repas dans le silence, massage rapide et dodo.